RGPD : Google Analytics bientôt banni en Europe ?

L’outil de mesures statistiques Google Analytics va-t-il bientôt être banni en Europe ? C’est ce qui pourrait arriver si la CNIL va plus loin que la mise en demeure de plusieurs gestionnaires de sites web. Je vous explique pourquoi ça fait du bruit dans le secteur du marketing digital.

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Le RGPD et Google Analytics, une mauvaise entente

Le RGPD et Google Analytics ne font pas bon ménage en Europe. La loi française sur les données personnelles pourrait rendre l’outil illégal. En cause : une affaire de données personnelles transmises au-delà des frontières européennes. La CNIL reproche à des gestionnaires de sites Internet d’utiliser le logiciel gratuit du géant du numérique Google. De ce fait, le transfert de données vers les États-Unis est jugé illégal. Ces sites, tout comme ceux qui exploitent cet outil, violent l’article 44 du RGPD sur le transfert des données.

Article 44 – Principe général applicable aux transfert : “Un transfert, vers un pays tiers ou à une organisation internationale, de données à caractère personnel qui font ou sont destinées à faire l’objet d’un traitement après ce transfert ne peut avoir lieu que si […] les conditions définies dans le présent chapitre sont respectées par le responsable du traitement et le sous-traitant, y compris pour les transferts ultérieurs de données à caractère personnel au départ du pays tiers ou de l’organisation internationale vers un autre pays tiers ou à une autre organisation internationale. […]”

Pour rappel, un règlement spécifique aux données personnelles, le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données personnelles), avait été promulgué en 2016. Il est en vigueur depuis le 25 mai 2018. Ce règlement protège les utilisateurs européen contre l’exploitation illégale de leurs données à caractère personnel.

 

La France loin d’être le seul pays concerné

Cette nouvelle tombe quelques semaines après que la DSB, la CNIL autrichienne, ait déclaré que Google Analytics violait le RGPD. C’est l’association non gouvernementale NOYB (None Of Your Business) qui est à l’origine de cette plainte. Elle a déposé une centaine de réclamations dans la quasi-totalité des États européens.

 

De son côté, Google se défend en déclarant que “Google Analytics aide les commerçants, les gouvernements, les ONG et de nombreuses autres organisations à comprendre à quel point leurs sites et applications fonctionnent pour leurs visiteurs – mais sans identifier des individus ou en les suivant sur le web. Ce sont ces organisations, et non Google, qui contrôlent les données collectées avec les outils analytics et la manière dont elles sont utilisées”.

 

Pourtant, Google Analytics ne permet pas de reconnaître clairement les visiteurs d’un site. Y-a-t-il donc lieu de mettre en demeure les gestionnaires des sites Internet ? alors que l’outil ne permet à ses utilisateurs d’effectuer des analyses statistiques sur sa plateforme ? N’hésitez pas à partager votre point de vue en commentaire 😉

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Valentin Grenier
Valentin Grenier
Web Designer et Développeur WordPress indépendant, je propose aux petites entreprises et associations de leur créer leur site Internet à leur image.

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